QU’EST-CE QUE LA JOIE DE VIVRE URBAINE ?
Est-ce l’internationalité ∙ Les opportunités professionnelles ∙ Les perspectives pour la famille ∙ Le sport ∙ La culture ∙ Le divertissement ∙ Le plaisir ∙ L’éducation ∙ La mobilité ?
Dans ma vie, j’ai souvent déménagé. J’ai eu la chance de découvrir différentes villes, pays, personnes et cultures. Pour toutes ces expériences, je remercie ma famille, mes amis et bien sûr mes employeurs, mes clients, mes partenaires de coopération et mes collègues. Travailler avec eux, réfléchir, concevoir, planifier, réaliser, apprendre et vivre ensemble… c’est tout simplement merveilleux.
Concernant le thème « Habiter et vivre », j’ai désormais pris une décision personnelle importante : :
Je préfère de loin habiter en plein centre-ville.
C’est ce qui me plaît. Être au cœur de la vie. J’aime la diversité. La richesse des contrastes.
Bien sûr, les villes ne sont pas belles partout. Il existe aussi des quartiers bruyants, sales, dangereux, tapageurs. Mais les villes nous montrent des possibles. Elles offrent des points de vue. Elles rassemblent des gens très différents. Et ça me fait du bien. Ça me rend heureux.
Dans les grands domaines de la « ville » et de la « vie urbaine », je cherche depuis longtemps des réponses claires à trois questions essentielles, notamment au regard des succès futurs que pourront générer des solutions performantes de marketing territorial international et des projets solides de marketing urbain…
QUELLES VILLES NOUS RENDENT VRAIMENT HEUREUX.
PEUT-ON MESURER LA JOIE DE VIVRE URBAINE ?
QUELLE EST L’ÂME DE MA VILLE ?
Il y a peu, une équipe du prestigieux rheingold Institut de Cologne a étudié en profondeur ces trois questions dans le cadre d’une passionnante enquête européenne, commandée par le constructeur automobile Daimler.
Pour se faire une idée précise, les chercheurs ont interrogé 100 habitants dans chacune de 31 grandes et petites villes européennes. Les questions portaient sur six domaines clés. L’objectif : dresser le portrait le plus fidèle possible de la JOIE DE VIVRE URBAINE.
Au total, plus de 3 000 habitants issus de dix pays européens ont été interrogés.
À partir des entretiens et des sondages, l’équipe a établi un classement, désignant les villes « gagnantes », celles où les habitants se déclarent particulièrement heureux.
En Italie, les habitants de Turin, Rome, Milan et Naples ont donné leur avis. En Allemagne, ceux de Francfort, Berlin, Munich, Hambourg et Cologne. En Espagne, Valence, Barcelone, Madrid et Séville ont été sondées. Et en France, des citoyens de Lyon, Paris, Bordeaux et Marseille ont partagé leur perception de leur ville…
La JOIE DE VIVRE URBAINE a été mesurée à travers six facteurs qui définissent le sentiment de vie en ville : « La vision d’ensemble », « La richesse des contrastes », « L’effervescence enivrante », « Le sentiment de village », « Une infrastructure étendue », « Le renouveau permanent »
Ces six dimensions influencent le niveau de bien-être ressenti dans nos villes et forment la base de l’URBAN JOY INDEX. Dans le même temps, nous, citadins, percevons aussi ces facteurs comme autant de défis quotidiens.
La VÉRITABLE JOIE DE VIVRE URBAINE se manifeste lorsque nous parvenons à équilibrer ces six aspects dans notre vie de tous les jours.
Par exemple, dans la catégorie « La vision d’ensemble », on demande aux habitants s’ils sont d’accord avec certaines affirmations, comme :
« Des événements politiques, culturels et sociétaux importants ont lieu dans ma ville. »
Ou encore : s’ils estiment que leur ville est suffisamment « internationale » et « diversifiée ».
Les côtés sombres des grandes villes sont également pris en compte dans l’évaluation de la JOIE DE VIVRE URBAINE. Par exemple, à travers des questions sur la hausse des loyers ou le niveau élevé des prix.
À partir de l’ensemble des réponses, chaque ville se voit attribuer une note individuelle de JOIE DE VIVRE URBAINE : l’URBAN JOY INDEX. Chaque ville peut y obtenir un maximum de 100 points.
Bonne nouvelle du point de vue allemand : d’après les résultats, l’Allemagne décroche la première place parmi les dix pays européens participants. Les cinq villes allemandes interrogées obtiennent toutes des scores élevés à moyens et affichent ensemble une moyenne de 75,16 sur 100 points possibles. Cela dit, il est évidemment possible de « vivre plus que bien » dans d’autres pays aussi…
Il y a toutefois une dernière du classement : MARSEILLE. La cité portuaire française n’atteint malheureusement qu’un score de 58 en matière de JOIE DE VIVRE URBAINE, ce qui la place au dernier rang des 31 villes européennes sondées. Près d’un habitant sur deux déclare : « À long terme, je ne souhaite pas rester vivre à MARSEILLE » (44 %). Les réponses sont également peu favorables à d’autres affirmations, comme : « J’aime vivre dans ma ville et je ne peux pas m’imaginer vivre ailleurs » (seulement 47 %). Ou encore : « Je suis fier d’être habitant de ma ville » (seulement 59 %).
Je l’avoue : j’ai toujours été un grand passionné de l’Italie. C’est pourquoi je suis surpris de voir que deux grandes métropoles italiennes, MILAN et NAPLES, se retrouvent également en bas du classement — aux 29e et 30e places. Le pauvre sud de l’Italie ne fait donc pas tellement mieux que le riche nord dans ce palmarès. NAPLES obtient un total de 62 points dans l’URBAN JOY INDEX. Seuls 64 % des habitants interrogés trouvent la ville attractive. Près de la moitié « envisagent même de quitter leur ville à moyen terme ». Au moins, NAPLES marque des points auprès de 80 % de ses habitants grâce à « sa scène culturelle alternative ».
Pour 90 % de ses habitants, MILAN est « un centre important pour la politique, la culture et la mode ». Ce chiffre est même plus élevé que celui relevé auprès des habitants de la capitale italienne, ROME. Par ailleurs, 88 % des MILANAIS considèrent leur ville comme « la capitale de la mode et des tendances ». Mais plus de 81 % estiment que MILAN est « beaucoup trop chère ». Selon eux, « il faut toujours se battre pour s’en sortir », ce qui rend de nombreux habitants insatisfaits.
De manière surprenante, BRUXELLES figure elle aussi en bas de classement, à la 28e place sur les 31 villes européennes étudiées. À première vue, ce mauvais résultat étonne. Mais en y regardant de plus près, il devient plus compréhensible. Chez de nombreux habitants de Bruxelles, le rôle central de la ville dans la politique européenne n’est pas perçu positivement. Certes, des décisions de l’UE sont prises à BRUXELLES, mais seuls 47 % des habitants déclarent : « Je me sens partie prenante d’un grand ensemble. » Et seulement 70 % affirment : « Ma ville est un lieu où se déroulent des événements politiques et culturels importants. » Quant à « la renommée internationale de leur ville », beaucoup la jugent « très faible ». Peut-être parce qu’il est devenu courant, dans d’autres pays, de critiquer publiquement et bruyamment la capitale belge.
LONDRES, capitale du Royaume-Uni, n’obtient pas non plus un bon résultat : elle se classe seulement 26e, avec un URBAN JOY INDEX de 70 points. Les habitants d’autres villes britanniques se déclarent nettement plus satisfaits. À MANCHESTER et à GLASGOW, par exemple, l’URBAN JOY INDEX atteint respectivement 74 et 73 points. Les LONDONIENS apprécient l’offre politique et culturelle de leur ville. Mais 61 % se disent fortement préoccupés par la criminalité. 92 % affirment : « Ma ville est devenue extrêmement chère. » Et 79 % déclarent : « Je n’ai pas les moyens de me loger dans ma ville. » Ce ne sont donc pas seulement les loyers excessifs qui pèsent lourd, mais aussi l’« anonymat » d’une très grande métropole. Près de la moitié des LONDONIENS interrogés confient : « Les contacts familiaux me manquent. »
Les cinq villes allemandes étudiées affichent toutes de bons résultats en matière de JOIE DE VIVRE URBAINE, ce qui tire la moyenne nationale vers le haut. Toutefois, FRANCFORT (15e) et BERLIN (13e) ne se situent, à l’échelle européenne, qu’au milieu du classement. Pour ce qui est de FRANCFORT, la plupart de ses habitants affirment : « Ma ville est rude et difficile. » Mais 81 % reconnaissent aussi qu’elle offre « de bonnes perspectives de carrière ». De nombreux habitants puisent par ailleurs « de la force dans l’atmosphère internationale de leur ville ». Enfin, 89 % des FRANCFORTOIS estiment : « Ma ville est une métropole cosmopolite et mondialement reconnue. »
C’est moins le cas à BERLIN : seuls 84 % des habitants disent la même chose de « leur ville ». Certes, presque tous les BERLINOIS se déclarent « satisfaits de l’offre politique et culturelle ». Mais seulement 60 % se considèrent « comme partie prenante de la sphère capitale ». Certains la perçoivent même comme un « monde parallèle ». Et seuls 58 % des BERLINOIS affirment : « Je peux faire carrière dans ma ville. »
Sur le « podium » européen figurent trois villes dont l’excellent classement — à une exception près — correspondait aux attentes des experts.
LA TROISIÈME PLACE est partagée par BARCELONE, MÜNICH et COLOGNE. Elles occupent ensemble ce remarquable « troisième rang ». Catalans, Munichois et Coloniens aiment vivre dans leur ville de manière exceptionnelle et obtiennent un score élevé de 80 points en JOIE DE VIE URBAINE, bien au-dessus de la moyenne européenne de 74 points.
À LA DEUXIÈME PLACE, on trouve HAMBOURG. La cité hanséatique obtient de ses habitants un URBAN JOY INDEX de « 85 points ». 95 % des HAMBOURGEOIS jugent leur ville « très attractive ». 90 % déclarent : « Je trouve passionnant qu’il existe dans ma ville des styles de vie, des profils et des caractères extrêmement variés. » À BERLIN, ils ne sont que 77 % à partager cet avis. Par ailleurs, 93 % des HAMBOURGEOIS affirment, convaincus : « Ma ville offre une formidable diversité de scènes alternatives et de sous-cultures. » Un chiffre qui tombe à 87 % dans la capitale allemande.
À LA PREMIÈRE PLACE… LA GRANDE GAGNANTE… PORTO ! La ville portugaise grimpe sur la plus haute marche du podium européen de la JOIE DE VIE URBAINE.
PORTO compte les habitants les plus satisfaits et les plus heureux. Ils attribuent à leur ville un URBAN JOY INDEX de 86 points. Plus de 94 % trouvent PORTO « très attractive ».
91 % déclarent : « J’aime la diversité de ma ville » et « Je suis convaincu de pouvoir toujours y découvrir quelque chose de nouveau. » Autre fait marquant : plus de 90 % des habitants de PORTO se disent « très satisfaits de la mobilité dans leur ville ». Dans de nombreuses autres villes européennes, c’est précisément ce point — la mobilité — qui reste un problème central.

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Merci beaucoup pour votre lecture. Vos commentaires et avis sont les bienvenus.
Et vous, qu’en pensez-vous ? À quel rang placeriez-vous VOTRE VILLE, selon vous, en matière de JOIE DE VIVRE URBAINE et de BONHEUR AU QUOTIDIEN ?
Si vous avez des souhaits ou des questions, n’hésitez pas à me les transmettre à tout moment.
Je me réjouis de votre message.
Bien à vous, Frank Mendel

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